Origines historiques des indemnités de guerre

Le vainqueur s’est toujours payé sur le vaincu

De tous temps le vainqueur d’une guerre s’est payé sur le vaincu. Dans l’antiquité le vaincu devenait l’esclave du vainqueur et le pillage était courant, c’était pour le vainqueur une façon de se payer sur le vaincu. Plus proche de l’indemnité de guerre, le tribut financier imposé par l’Etat vainqueur à celui vaincu était imposé dans la Grèce antique par Athènes aux cités vaincues.

Si l’esclavage a disparu entre européens, le travail forcé des soldats capturés par les armées ennemies et le travail obligatoire imposé à certaines populations au milieu du XXème siècle encore (STO pendant l’occupation et soldats allemands après la seconde guerre mondiale, par exemple), s’en rapproche. La pratique du pillage plus ou moins systématique a longtemps perduré…  les armées se payant sur les pays envahis.

A quand remonte « l’indemnité de guerre » ?

La notion d’indemnité de guerre, l’emploi des mots « indemnité de guerre » apparaît avant que ne se déclenche la guerre de Cent Ans, que l’on date entre 1337 à 1453 et qui opposa des rois d’Angleterre à des rois de France.

Ainsi :

  • En 1327, le roi de France Philippe VI a accepté que le duché de Guyenne amputée de l’Agenais soit rendu à Édouard III, qui venait de monter sur le trône d’Angleterre, contre la promesse d’une indemnité de guerre.
  • Quelques années plus tard, Édouard III ayant envoyé une ambassade à Philippe VI en février 1331 et fait amende honorable, Philippe VI s’est montré conciliant, a accepté la proposition, retiré son armée de Saintes et a promis une indemnisation pour le sac de cette ville.

Fin de la guerre de cent ans - Les indemnités de guerre existaient déjà

  • A la fin de la guerre de cent ans, il fallut attendre octobre 1453 pour que Bordeaux ouvre finalement ses portes au roi de France. Charles VII décida de punir les Bordelais, supprimant leurs privilèges communaux, suspendant le parlement de la ville, expulsant les Bordelais ayant le plus collaboré avec les Anglais et exigeant une indemnité de guerre de 100 000 écus.

Rien ne dit que des indemnités de guerre n’aient pas été présentes plus anciennement encore dans l’histoire.

L’indemnité de guerre réapparaît dans la seconde partie du XVIIIème siècle

Plus tard, on retrouve une indemnité de guerre plus globale lors de la guerre entre la Russie et l’empire Ottoman (Turquie) de 1768 à 1774.

Le 21 juillet 1774 fut signé le traité de Küçük Kaynarca entre l’Empire russe et l’Empire Ottoman. La Russie obtient des territoires, notamment les ports d’Azov et de Kinburn. La Crimée devient indépendante mais dans les faits, devient un protectorat russe… Des privilèges commerciaux […] le droit de naviguer sur la mer Noire… et une énorme indemnité de guerre à la Russie sont prévus dans le traité.

A lire aussi :

Sources : wikipedia.org : Indemnité de guerre, Guerre de Cent Ans, Édouard III, Guerre russo-turque de 1768-1774 ; histoire-fr.com : Les Lancastre et la guerre de Cent Ans (XV° siècle) ; livre : histoire de Montpezat.

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